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Rubrique : les surprises à voir

Mon atelier

Flow-Atelier-Fifi

Mon atelier est dans le magazine Flow qui vient de sortir !
Le reportage a été fait juste avant l’été. Et je le découvre maintenant, à l’heure des grands changements…

Beaucoup l’ont remarqué sur Instagram, j’étais de moins en moins à l’atelier et de plus en plus sous le soleil de Marseille.

Emilie déjeunait trop souvent toute seule à l’atelier, et moi je passais ma vie dans le train à passer du gris au soleil et l’inverse.
Au début, en parlant de mes trajets, je disais « Je remonte à Paris ». Et puis un jour, je me suis surprise à dire « Je monte à Paris ».

Vous saisissez la différence ? Et vous me voyez venir ?
Oui, j’ai déménagé à Marseille !

Je m’installe dans ma nouvelle vie, nouvelle ville. C’est un peu vertigineux tout ce que ça suppose. Alors, il a fallu faire des choix…
Et le premier choix a été de mettre la boutique en pause.
Ce n’est pas une mauvaise nouvelle, au contraire, ça veut dire que vous allez me lire plus souvent ici. Parce que j’ai plein de choses à vous montrer !

Alors, à très vite ?

Madeleine project

Jacques et Chichou L

« Voilà plus de deux ans que je veux raconter cette histoire. Alors je vais tenter de le faire ici cette semaine. »
« Quand j’ai loué mon appartement, la bonne surprise c’est qu’il y avait une cave, mais le propriétaire ne savait pas ce qu’il y avait dedans. »
« C’était la cave n°16. Il n’avait plus la clé non plus. J’ai scié le cadenas. »
« La cave était pleine d’affaires. Celles de la vieille dame décédée après 20 ans dans cet appartement. »
« Dans la boîte aux lettres, une publicité pour une mutuelle m’apprend qu’elle s’appelait Madeleine. »
« Elle n’a pas de descendant, alors je téléphone à l’unique lien de cette femme, selon le propriétaire : son filleul. »
« Au téléphone il me dit qu’il avait mandaté une entreprise pour vider l’appartement, elle a semble-t-il oublié la cave. »
« Les affaires de sa marraine ne l’intéressent pas, il me dit d’en faire ce que je veux. »
« J’ai donc une cave pleine des affaires de Madeleine. Dont personne ne veut. Je vais m’y plonger pour tenter d’en savoir un peu plus sur elle. »

C’est par ces phrases (des tweets en fait…) qu’en novembre dernier commence le Madeleine project de Clara Beaudoux.
Au fil des ouvertures de boites et valises, en même temps que Clara, on fait connaissance avec Madeleine qui serait aujourd’hui centenaire. On découvre son visage, son métier, son amour, ses collections, ses petits riens qu’elle a conservé et qui sont autant d’indices dans ce qui ressemble à une enquête…
C’était la saison 1 (oui, c’est aussi addictif qu’une série !).
Dans la saison 2 qui a commencé la semaine dernière, Clara Beaudoux est allée à la rencontre des gens qui l’ont connue : ses anciens voisins, les gens de son quartier. L’enquête continue et petit à petit c’est Madeleine revient à la vie…

L’histoire de cette rencontre entre ces 2 femmes qui ont vécu dans le même appartement, Madeleine qui serait aujourd’hui centenaire et Clara 31 ans, deviendra bientôt un livre. Et comme un clin d’oeil à la façon dont tout a commencé, il sera édité par les Editions du Sous Sol. Il parait que c’est le hasard…

La photo du billet ne provient pas du Madeleine Project… Il s’agit de mon grand-père Jacques et de ma grand-mère que j’appelais Chichou. Son nom de jeune fille était Mandirac. Je vous l’avais présentée ici.

Marseille

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Si vous me suivez sur Instagram, vous avez forcément remarqué que je passe de plus en plus de temps à Marseille…
Delphine de la revue « 7h09 » l’a remarqué aussi et m’a demandé de partager mes bonnes adresses.

J’en ai sûrement oublié plein, et j’en ai encore beaucoup à découvrir. Il y a un peu de tout (je me rend compte qu’il y est quand même beaucoup question de nourriture !), c’est un peu en vrac, mais finalement, ça ressemble à « mon » Marseille. Je vous invite à le découvrir ici.

À votre tour, n’hésitez pas à partager vos bonnes adresses, ça me fera plaisir !

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Photos Fifi Mandirac.

Gilbert Garcin

L'échange

« L’échange »

Je ne vais pas vous faire croire que je connais Gilbert Garcin depuis longtemps parce que j’ai entendu parler de lui seulement quelques heures avant d’aller voir son exposition à la galerie Detaille à Marseille… Mais j’ai tellement aimé ce que j’ai vu, qu’à mon tour, j’ai envie de vous en parler.

L'ambitieux

« L’ambitieux »

Gilbert Garcin a passé la première partie de sa vie à diriger une entreprise de luminaires à Marseille. Quand l’heure de la retraite a sonné, il s’est cherché une occupation, et s’est découvert un peu par hasard une passion et surtout un talent pour la photographie.

Sauver la nature

« Sauver la nature »

Sa façon de procéder est d’une simplicité enfantine. Sur la terrasse de son appartement, studio improvisé, Gilbert Garcin se photographie, seul d’abord, avant d’associer sa femme aux saynètes. Leurs silhouettes, fixées sur négatifs dans des pauses étudiées, sont ensuite tirées, découpées puis intégrées à des décors de sable ou de papiers collés – bricolage de petites mises en scène artisanales alliant des éléments miniaturisés. Il assemble ou juxtapose images et accessoires dont l’échelle est tronquée à la prise de vue. Du travail « à l’ancienne » où Photoshop n’a pas sa place…
Le résultat, plein d’humour, de poésie ou de lucidité, est souvent comparé à Magritte.

L'arbre qui voulait voir la mer

« L’arbre qui voulait voir la mer »

Avoir raison

« Avoir raison »

Alors qu’il connait un grand succès dans le monde, il est moins connu en France. En 20 ans de carrière, l’exposition de la galerie Detaille (jusqu’au 11 juillet) n’est que la 2ème dans sa propre ville !
Si vous êtes à Paris, il est également exposé en ce moment à la galerie Camera Obscura (jusqu’au 12 juin).

Pour en (sa)voir plus, il y a son site et son blog.

C’est la fête

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Sebanado a fait les photos de la page d’accueil de la boutique en ligne, et que vous avez vues ici et . Il expose sa série « C’est la fête » en ce moment à Paris dans la jolie boutique Territori.

« C’est la fête » par Sebanado chez Territori 86, rue de Charonne 75011 Paris.
Du mardi au samedi de 11h30 à 19h30.

Vies à vie

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J’aime cette idée aussi simple que touchante de ces deux amoureux qui se prennent en photo en même temps…

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Deux visions d’un même instant, deux vérités…

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À découvrir ici.

Buren au Corbusier

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La Cité Radieuse du Corbusier à Marseille est un lieu qui exerce depuis longtemps sur moi une certaine fascination. J’ai rarement vu un bâtiment dégageant à la fois une telle force et une telle harmonie (à part peut-être le Taj Mahal ce qui, vous en conviendrez, n’a rien à voir !). J’aurais beau essayer de vous le décrire, rien ne vaudra une visite…
Il en est de même pour l’exposition qui s’y déroule en ce moment et dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui : « Défini, fini, infini – Travaux in situ » de Daniel Buren.

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Ça se passe sur le toit terrasse de la Cité Radieuse, à l’initiative de Ora Ito pour le MaMo. Buren a créé 7 oeuvres monumentales inédites spécialement pour ce lieu. On retrouve ce qui fait la marque de Buren : miroirs, couleurs vives, lignes et géométrie… Et bien sûr l’interaction avec le lieu.

À chaque pas, la perspective est bousculée. Le paysage s’invite dans les oeuvres, tout comme les visiteurs. Avec tous ces miroirs, c’est très tentant de chercher des angles de vue pour prendre et se prendre en photo. Je ne suis pas la plus douée pour ça, mais vous l’avez peut-être vu sur Instagram, je me suis bien amusée !

Je suis déjà allée voir cette exposition 3 fois, et à chaque fois j’ai été surprise. Parce que la couleur changeante du ciel, l’heure de la journée, ou même la fréquentation du lieu donnent à voir les choses différemment.

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Face au succès, l’exposition a été prolongée jusqu’au 31 octobre. Il est donc encore temps d’y aller. Et comptez sur moi pour y retourner une dernière fois avant que ce soit vraiment fini…

MAMO – Centre d’art de la Cité Radieuse
280 Boulevard Michelet -13008 Marseille

Du mercredi au dimanche de 11 heures à 18 heures – Jusqu’au 31 octobre 2014.